a plate of french fries with sauce and sprouts

Pourquoi votre cerveau a besoin de bonnes graisses

La loutre vous informe sur...

8/21/20267 min temps de lecture

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On parle souvent des graisses comme si elles étaient avant tout une réserve d'énergie. Pourtant, lorsqu'il s'agit du cerveau, cette vision est très réductrice.

Le cerveau est un organe extraordinairement riche en lipides. Ses membranes, ses neurones, ses synapses et sa myéline dépendent de molécules grasses pour se construire, communiquer et fonctionner.

Les graisses ne sont donc pas simplement une source de calories : elles sont une matière première du cerveau.

Et parmi toutes les graisses, certaines semblent particulièrement importantes pour préserver son fonctionnement au fil des années.

Un cerveau riche en matières grasses

Le cerveau est constitué d'une proportion importante de lipides. Ceux-ci entrent notamment dans la composition des membranes qui entourent les neurones.

Ces membranes ne sont pas de simples enveloppes.

Elles permettent aux cellules nerveuses de recevoir et de transmettre des informations, de communiquer entre elles et de maintenir les gradients électriques indispensables à l'activité cérébrale.

Les lipides participent également à la formation de la myéline, cette gaine qui entoure certaines fibres nerveuses et accélère considérablement la transmission des signaux.

Autrement dit, lorsque l'on parle de mémoire, d'apprentissage, de concentration ou de communication entre les neurones, on parle indirectement de biologie lipidique.

Le cerveau a besoin de graisses pour fonctionner.

Le DHA : un oméga-3 particulièrement précieux pour le cerveau

Parmi les graisses cérébrales, le DHA (acide docosahexaénoïque) occupe une place particulière.

Cet acide gras oméga-3 à longue chaîne est très abondant dans le cerveau et la rétine. Il est incorporé aux membranes des cellules nerveuses et contribue à leur structure et à leur fonctionnement.

Le DHA joue notamment un rôle dans la fluidité des membranes, la communication entre les neurones et différents mécanismes impliqués dans la plasticité cérébrale.

Son importance est particulièrement évidente pendant les périodes de développement du cerveau, notamment pendant la grossesse et l'enfance.

Mais son rôle ne s'arrête pas là.

Le cerveau continue à utiliser et à renouveler ses lipides tout au long de la vie.

C'est pourquoi les chercheurs s'intéressent depuis longtemps à la question suivante :

un apport suffisant en DHA pourrait-il contribuer à préserver les fonctions cérébrales avec l'âge ?

Les résultats des recherches sont encourageants, même si l'ampleur du bénéfice chez l'adulte reste encore étudiée.

Où trouve-t-on ces précieuses graisses ?

Le DHA se trouve principalement dans les poissons gras et les fruits de mer.

Sardines, maquereaux, harengs, anchois et saumon constituent ainsi des sources alimentaires particulièrement intéressantes.

Il existe également un autre oméga-3 important : l'ALA (acide alpha-linolénique).

On le trouve notamment dans :

  • les noix ;

  • les graines de lin ;

  • les graines de chia ;

  • certaines huiles végétales.

L'organisme peut convertir une partie de l'ALA en EPA et DHA, même si cette conversion est relativement limitée.

C'est pourquoi les poissons et fruits de mer restent des sources particulièrement efficaces d'oméga-3 à longue chaîne.

Les graisses participent à la communication entre les neurones

Le cerveau fonctionne grâce à un immense réseau de communication.

Des milliards de neurones échangent en permanence des informations au niveau des synapses, ces zones de contact entre les cellules nerveuses.

Les membranes synaptiques sont riches en lipides.

Leur composition influence leurs propriétés physiques et leur fonctionnement. Certains acides gras, notamment le DHA, participent ainsi à l'environnement moléculaire nécessaire à une communication efficace entre les neurones.

Cette relation entre lipides et synapses est particulièrement intéressante lorsqu'on parle de mémoire et d'apprentissage.

Apprendre quelque chose signifie notamment modifier les connexions entre les neurones.

C'est ce que l'on appelle la plasticité synaptique.

Et cette plasticité dépend, entre autres, de la structure et du fonctionnement des membranes neuronales.

Les graisses ne sont donc pas seulement présentes « dans » le cerveau.

Elles participent à sa capacité à s'adapter, apprendre et mémoriser.

Les graisses et la myéline : l'autoroute du système nerveux

Imaginez le réseau neuronal comme un immense réseau électrique.

Pour que les informations circulent rapidement, certaines fibres nerveuses sont entourées d'une gaine isolante : la myéline.

Cette enveloppe est extrêmement riche en lipides.

Elle permet notamment d'accélérer la propagation des signaux électriques le long des axones.

La qualité du fonctionnement neuronal dépend donc en partie de l'intégrité de cette structure lipidique.

C'est l'une des raisons pour lesquelles les lipides occupent une place fondamentale dans la biologie du système nerveux.

Et le cholestérol ?

Le mot « cholestérol » est souvent associé exclusivement aux maladies cardiovasculaires.

Pourtant, le cerveau ne pourrait pas fonctionner sans cholestérol.

Le cholestérol est un constituant essentiel des membranes cellulaires. Il participe également à la formation et au fonctionnement des synapses et intervient dans la production de la myéline.

Le système nerveux possède d'ailleurs un métabolisme du cholestérol particulièrement actif.

Le cerveau fabrique lui-même une grande partie du cholestérol dont il a besoin, car le cholestérol circulant dans le sang traverse très peu la barrière hémato-encéphalique.

Cette particularité souligne quelque chose d'important :

le cholestérol n'est pas une substance dont le cerveau chercherait à se débarrasser.

C'est au contraire une molécule indispensable à son architecture et à son fonctionnement.

Les graisses jouent-elles un rôle dans le vieillissement cérébral ?

C'est l'un des domaines de recherche les plus passionnants.

Avec l'âge, le cerveau subit progressivement des modifications de sa structure et de son fonctionnement. Les chercheurs étudient notamment le rôle des membranes cellulaires, des lipides, du stress oxydatif et de l'inflammation dans ces changements.

Les oméga-3, et particulièrement le DHA, sont étudiés pour leur capacité à influencer plusieurs de ces mécanismes.

Certaines recherches suggèrent que les oméga-3 pourraient contribuer à maintenir un environnement cérébral favorable en intervenant dans :

  • la communication neuronale ;

  • la plasticité synaptique ;

  • la régulation de certaines réponses inflammatoires ;

  • l'intégrité des membranes ;

  • les mécanismes de survie des cellules nerveuses.

Cela ne signifie pas qu'une supplémentation en DHA constitue un traitement de la maladie d'Alzheimer.

Mais cela explique pourquoi la qualité des lipides consommés fait partie des pistes sérieusement étudiées dans la prévention du vieillissement cérébral.

Le cerveau aime particulièrement les graisses insaturées

Toutes les graisses ne sont pas équivalentes.

Parmi celles qui présentent le profil le plus intéressant pour la santé globale, on retrouve les graisses insaturées.

Les acides gras mono-insaturés sont notamment abondants dans l'huile d'olive, tandis que les polyinsaturés comprennent les fameux oméga-3.

Ce type de graisses est au cœur du modèle alimentaire méditerranéen, qui associe notamment huile d'olive, poissons, noix, graines et végétaux.

Ce modèle est particulièrement intéressant parce qu'il fournit au cerveau une grande diversité de nutriments et de lipides.

L'huile d'olive apporte par exemple de l'acide oléique et de nombreux composés bioactifs.

Les poissons apportent EPA et DHA.

Les noix et les graines apportent différents acides gras insaturés.

La richesse lipidique d'une alimentation peut donc être qualitative plutôt que simplement quantitative.

Le cerveau a aussi besoin de cholestérol pour fabriquer ses hormones

Le cholestérol est également le précurseur de nombreuses molécules indispensables à l'organisme, notamment les hormones stéroïdiennes.

Il intervient dans la synthèse de la vitamine D et de plusieurs hormones.

Cette dimension est particulièrement intéressante lorsqu'on considère le cerveau comme un organe intimement lié au reste du système hormonal.

Le cerveau n'est pas une machine isolée.

Il communique en permanence avec le système endocrinien, le système immunitaire et le métabolisme énergétique.

Les lipides participent à chacune de ces interactions.

Pourquoi le poisson revient-il aussi souvent dans les études sur le cerveau ?

Il y a une raison simple : le poisson réunit plusieurs caractéristiques intéressantes.

Il fournit des protéines de haute qualité, des minéraux, des vitamines et surtout des oméga-3 à longue chaîne.

Les études observationnelles associent régulièrement une consommation de poisson à différents indicateurs favorables de santé cérébrale.

Cela ne signifie pas que le poisson serait un médicament.

Mais cela renforce l'intérêt d'un modèle alimentaire dans lequel les sources d'oméga-3 occupent une place régulière.

Et c'est probablement l'une des conclusions les plus raisonnables que l'on puisse tirer :

plutôt que de rechercher une « graisse miracle », il est plus intéressant d'assurer régulièrement un apport alimentaire diversifié en lipides de qualité.

Peut-on nourrir son cerveau avec des noix, de l'huile d'olive et du poisson ?

C'est probablement une bonne manière de résumer la philosophie nutritionnelle qui se dégage de nombreuses recherches.

Une alimentation favorable au cerveau peut faire une place importante à :

  • l'huile d'olive, pour ses graisses mono-insaturées et ses composés antioxydants ;

  • les poissons gras, pour leur DHA et leur EPA ;

  • les noix, qui fournissent notamment de l'ALA et de nombreux micronutriments ;

  • les graines, qui apportent différents acides gras insaturés ;

  • l'avocat, riche en acides gras mono-insaturés.

Ce sont des aliments simples, peu transformés et particulièrement intéressants sur le plan nutritionnel.

Les graisses ne sont donc pas l'ennemi du cerveau

Pendant longtemps, le message nutritionnel était très simple : moins de gras = mieux.

La recherche moderne nous oblige à être beaucoup plus précis. Le cerveau a besoin de lipides.

Il en utilise pour ses membranes, ses synapses, sa myéline et de nombreuses fonctions cellulaires.

Certains acides gras, notamment le DHA, ont une importance particulière pour le système nerveux.

La question n'est donc plus vraiment :

« Faut-il manger du gras ? »

Mais plutôt :

« Quelles graisses voulons-nous apporter à notre cerveau pendant les 50, 60 ou 80 années de notre vie ? »

Et sur ce point, le message devient particulièrement intéressant.

Les poissons gras, l'huile d'olive, les noix, les graines et les autres sources de graisses insaturées constituent des alliés nutritionnels particulièrement intéressants pour le cerveau.

Le cerveau n'a pas besoin d'une alimentation sans graisse.

Il a besoin de matières grasses de qualité, régulièrement apportées et intégrées dans une alimentation suffisamment riche et diversifiée.

Parce qu'au fond, nourrir son cerveau, ce n'est pas simplement lui donner de l'énergie.

C'est lui fournir les matériaux dont il a besoin pour construire ses membranes, entretenir ses connexions et continuer à fonctionner au meilleur de ses capacités.

El Salvador

Contact : laloutrevousinformesur.com

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